11/03/2015

Quel navigateur alternatif choisir ?



Dossier pour ceux qui sont nuls en navigateurs Internet alternatifs
(seconde partie)


En simplifiant, pour obtenir un navigateur Web Il faut un ensemble de bibliothèques multiplateformes pour créer un programme utilisant des fenêtres, par exemple Qt, avec un design approprié, par exemple Awesomium.
On parle ‘d’embranchements’, des nouveaux logiciels créés à partir du code source d'un logiciel existant. Le projet de moteur de rendu WebKit, par exemple, commun entre Apple et Google, a été lancé par Apple après que le moteur KHTML, pour son navigateur Safari, a été embranché en open-source à partir du projet KDE. De son côté Google utilise d’abord une version de WebKit embranchée mais quitte ultérieurement le projet pour créer Blink.

Pour tenter de mieux cerner le sujet, il faut comprendre que, en dehors de KHTML du projet KDE, avec Konqueror et son environnement propre, pour les moteurs de rendu les plus utilisés, nous sommes en présence de WebCore d’Apple - Safari en vient - de Blink, dont dérivent Chromium et Chrome, de Gecko, père de Mozilla Firefox, de SeaMonkey et de K-Meleon. Et surtout nous n’oublions pas le Trident de Microsoft, ceci pour Internet Explorer, Maxthon ou par exemple Avant Browser. Tout cela pour montrer que j’ai pioché mon sujet !

L’essentiel et l’inattendu

En réalité l’essentiel au final est que le navigateur convienne à ses besoins, qu’il plaise esthétiquement et qu’il fonctionne ! Parmi la multitude des navigateurs, et comme on l’a vu en première partie de ce dossier, l’utilisateur a parfois des déconvenues.

Grande nouvelle, j’ai désinstallé la dernière version de Firefox. Action sans doute surprenante pour une grande partie des internautes. En fait, il m’a paru inutile de conserver un navigateur pas ludique, avec les extensions situées hors navigateur (elles se mettent sur le bureau), avec l’historique des visites qui - lui aussi - s’inscrit dans le menu démarrer, et pour la bonne raison que depuis mes découvertes… je ne m’en sers pas !

Ensuite, j’ai téléchargé BlackHawk, selon ses prétentions. Ce navigateur se présente en fait comme un Chrome assez basique. Je l’ai supprimé illico car sans intérêt pour moi par rapport à mes préférés mais si vous cherchez un Chrome qui n’en soit pas un et plutôt simplifié, pourquoi pas (et conforme à mes choix en début de test).

Totalement à l’opposé se trouve IceDragon de Comodo. Installé par curiosité. Si vous aimez le spectacle, vous ne serez pas déçu ! On en prend plein les yeux. Publicités pour Comodo, portail Yahoo, présence de l’îcone Facebook, proposition d’extensions, inspecteur de pages, c’est effectivement le grand jeu. Désinstallé.

The World Browser me laissera un souvenir. Ce navigateur chinois, au demeurant plutôt sobre et sympathique, est basé sur le moteur de rendu d’Internet Explorer. Dans les faits, il est carrément une sorte d’Internet Explorer 8. Reprise de mes favoris dans IE11 sans demander, obligation de le choisir ou de choisir IE comme navigateur par défaut, et pire que tout, il a supprimé toutes les îcones des favoris de mon propre IE11 ! A éviter, sauf si vous n’avez pas d’IE et que vous en voulez un basique qui porte un autre nom.

Voici donc ma sélection, d’abord parmi 3 navigateurs classiques :


 




Basé sur Gecko (comme Firefox de Mozilla), le navigateur K-Meleon est bien noté, apprécié sur le Web. Pour ma part, je dois dire que, sauf pour les couleurs de son logo, je n’ai rien à lui reprocher. Bien que d’apparence classique K-Meleon est assez sympathique. Plutôt rapide et surtout personnalisable, le navigateur dispose de fonctionnalités diverses comme le blocage des pubs, le mode plein-écran, la gestion des favoris ou la navigation par mouvement de souris. K-Meleon propose aussi quelques ajouts. Il conviendra aux personnes recherchant un outil simple et agréable à utiliser.







Suite à l’accord passé en 2010 entre Microsoft et la Commission européenne après l’accusation d'abus de position dominante du navigateur Internet Explorer, une fenêtre pop-up incitait ses utilisateurs à installer, parmi 12 navigateurs différents (dont bien sûr IE) celui ou ceux de leur choix. Dans la liste des 12 il y avait SlimBrowser. Depuis quelques mois, l’accord Microsoft-CE est devenu caduque. Et comme il existe maintenant 3 navigateurs Slim, c'est SlimBoat que j'ai choisi pour effectuer un test.


Au début, il est assez difficile de le distinguer de ses frères - normal pour des triplés - et SlimBoat a une particularité : ce qu’il présente est similaire à Internet Explorer alors qu’il possède  le moteur de rendu Webkit à l’intérieur. C’est l’argument d’une prise en mains facilitée pour ceux qui sont nuls en navigateurs alternatifs ! Rapide, comportant une possibilité de personnalisation poussée, tant au niveau de l’apparence que des fonctionnalités, Slim Boat a de quoi convaincre. L’outil de traduction, les signets, les boutons de navigation, le bloqueur de pop-ups et bien d’autres choses sont à découvrir.






Le navigateur de Qihoo est un produit Chrome bien fini, attractif. La personnalisation des fonctions et de l’apparence offre notamment le choix de nombreux thèmes (pour avoir un joli fond d’écran) et 360 Browser apporte à l’utilisateur plusieurs fonctionnalités telles qu'un bloqueur de publicités, les mouvements de souris, l'importation de favoris, le mode incognito et un anti-hameçonnage. Le Navigateur 360 est basé sur un coeur Webkit et permet en plus de choisir entre Internet Explorer 8 ou 11. L’ajout possible de la plupart des extensions et applications du Chrome Store - avec lanceur d’applications annexe - est un plus indéniable. Astuce : vous pouvez comparer 360 avec CoolNovo (ex ChromePlus).


A suivre...

24/02/2015

Dossier : Pour ceux qui sont nuls en navigateurs Internet alternatifs

Pour peu que vous n’y connaissiez rien, choisir un navigateur alternatif peut devenir une véritable aventure.

Début 2015, il m’aurait été difficile d’expliquer à un interlocuteur en quoi un moteur de recherche diffère d’un navigateur Internet. Certes, les moteurs de recherche se situent à l’intérieur des navigateurs mais quand on a l’habitude d’utiliser sur l’ordinateur le navigateur livré avec le système d’exploitation - encore un autre truc - et que l’on télécharge, sur le Smartphone, une application comme Opera Mini remplie de petites vignettes et de mini-barres de recherche, toutes ces appellations vous paraissent secondaires.
Avec les applis, les différences se trouvent lissées, et pour peu que le second navigateur le plus connu - Firefox - devienne aussi un système d’exploitation - Firefox OS -, vous ne faites plus la distinction. Résultat, vous utilisez les systèmes avec plus ou moins de bonheur sans pouvoir dire autre chose que : “Moi j’ai ça”. 

Univers Windows

Moi j’avais Internet Explorer et Firefox. Les versions successives du premier se sont installées au fil des ans sans mon autorisation (et avec perte de temps en mises à jour), pour des changements pas nécessairement heureux. Le second ne disait plus qu’un seul mot (mais il insistait à chaque visite) “Plugin”. Faute dudit plugin il finit par ne plus rien me montrer. J'ai finalement début février 2015 désinstallé ma vieille version de Firefox pour la remplacer par le produit maison dernier cri.
Vous pensiez qu'il y avait deux, voir trois navigateurs Internet ? Détrompez vous, il y en existe en fait plusieurs dizaines ! Tous sont basés sur des moteurs de rendu, qui permettent aux logiciels d'afficher les éléments des pages Internet. Les moteurs de rendu les plus connus sont Gecko, Blink et Trident, et on peut globalement les compter sur les doigts de la main. A partir de leurs codes-sources, des informaticiens travaillent à créer de nouveaux navigateurs. Et ici comme pour tout, leurs créateurs les baptisent de noms variés qui apparaissent tantôt agressifs, tantôt cocasses ou tantôt mystérieux.

L’aventure

L’objectif était de trouver des navigateurs alternatifs, assez légers, rapides et laissant le maximum de place disponible à l’écran pour visualiser les pages Internet. Ce dernier souhait ne semble pas primordial pour certains développeurs qui paraissent oublier, même si le téléchargement a son importance pour certains utilisateurs, que la fonction première d’un navigateur est de permettre de consulter facilement une page Web ! La sobriété de la présentation figurait en conséquence parmi les critères de sélection.
Dans les premiers temps de ma recherche, je me suis intéressé à Avant, Browzar, Citrio, CoolNovo, Epic, Maxthon, K-Méléon, Konqueror, Midori, QupZilla, Lunascape, GreenBrowser, Opera, PaleMoon, SeaMonkey, les Slim (ils sont 3), SRWare, Sleipnir, Superbird. Pour commencer, j’ai téléchargé Epic, Opera et Sleipnir.



J'ai d’abord installé Opéra, que je connaissais pour l’avoir sur le Smartphone. Je l'ai désinstallé immédiatement. Après avoir eu à choisir entre la nouvelle et l'ancienne version, qui sont en fait visuellement quasi-semblables, Opéra propose des lignes de suggestion que je n’ai pu supprimer et pire, qu'il impose au clic droit. Surprenant. Alors j'ai essayé Sleipnir6, un navigateur avec un nom nordique - un viking ? - venu de Osaka au Japon !

Au moment, il n’était pas prévu de faire l’inventaire du marché, encore moins d’écrire un article sur les navigateurs alternatifs et je pense que si Sleipnir m’avait convenu je n’aurais probablement pas été plus loin.
J'ai supprimé certains favoris que Sleipnir avait repris et vu ensuite qu’ils se trouvaient toujours dans la liste, non supprimables, eu un problème avec la page de vignettes, constaté que les pages sautaient (onglet de derrière vient devant en flash, etc) donc je l’ai désinstallé. Ensuite, j’ai testé Qupzilla. Qupzilla fonctionne avec rapidité, possède un visuel plutôt ‘pro’, une personnalisation des outils, et fonctionne avec les 3 moteurs de rendu (comme Avant Browser). Un navigateur intéressant, désinstallé en raison de petits détails, rien de bien méchant.

Navigateur idéal où es-tu ?


Green Browser, installé après cela, est un navigateur à la présentation soignée, son côté portail n’étant pas à mon goût, je l’ai désinstallé. Puis j’ai découvert et testé 360 Browser et le tout récent Vivaldi. J’aime beaucoup 360, son visuel et toutes ses fonctions. Vivaldi, sur la base de sa version technique de présentation m’a emballé puis déçu. Ce qui m’a déplu le plus est le chargement de tout l’historique de navigation hors du navigateur, dans le menu démarrer de Windows. Peut-être était-ce le cas pour d’autres précédemment désinstallés - sans l’avoir remarqué - en tout état de cause certains navigateurs qui veulent installer cette possibilité demandent l’autorisation avant.





Ensuite, ce fut le tour de PaleMoon, avec plein d’espoir au téléchargement, notamment parce que son site Web est plein de promesses. PaleMoon est, c'est vrai, loin d'être le moins intéressant de la sélection. Las, l'essai a révélé que ce navigateur ne correspondait pas du tout à mon cahier des charges. Donc, une grosse déception au final. Après avoir désinstallé avec regret PaleMoon,  j'ai téléchargé Dooscape. Dooscape se présente comme un navigateur très design avec un gros logo Google en son centre. On peut paraît-il remplacer cette énorme îcone par celle d’un autre moteur de recherche, sauf que ça ne marche pas. Le principe de Dooscape est de fonctionner avec un mot de passe - ce qui est très louable - mais on ne peut pas supprimer l'historique de navigation (ou alors je n'ai pas trouvé). Donc Au revoir Dooscape.


Un mal pour un bien et une nouvelle polarité


J’’avais hésité à télécharger K-Meleon, sans doute en raison de son logo peu avenant. Après une véritable revue de navigateurs Internet, certains ayant un design particulièrement élaboré quand d’autres apportaient à l’utilisateur des fonctions innovantes - et parfois les deux - quid de K-Meleon ? En fait, K-Meleon est plutôt cool et se présente sous un aspect classique, rassurant, et existe en français. Les navigateurs Internet alternatifs sont effectivement nombreux et plusieurs ont en fait des caractéristiques très proches. Un mal pour un bien puisque, après les déceptions, une ultime investigation dans un moteur de recherche m’a permis de découvrir Polarity. Design sobre et agréable, utilisation facile et optimisation de l’écran, the last but not least (le dernier mais non le moindre).


A suivre...

30/12/2014

Ortel Mobile cesse son activité en France en 2015

La concurrence fait rage dans la téléphonie mobile et avril 2015 verra en France la disparition d'un MVNO, Ortel Mobile.

Les MVNO sont ces opérateurs de téléphonie virtuels dont les communications transitent par l'un ou plusieurs des trois grands réseaux, Orange, SFR ou Bouygues. A l'instar de Lebara Mobile, de Lycamobile et de Buzz Mobile, Ortel Mobile s'est placé sur le créneau des communications mobiles prépayée "Low Cost" à destination d'une clientèle multiculturelle, proposant des tarifs concurrentiels vers l'Etranger. La marque est présente dans plusieurs pays, notamment aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. En France, l'opérateur utilisait jusqu'ici les réseaux Orange et Bouygues Telecom.

Au cours du dernier trimestre 2014, le site de l'opérateur ne proposait plus de carte SIM gratuite et un surprenant message indiquait aux nouveaux clients, n'ayant pas encore activé leur carte SIM : "nous vous informons que vous disposez d'un délai jusqu'au 2 janvier 2015 à 23h00 pour activer votre carte SIM Ortel. A défaut d'activation avant cette date, votre carte SIM Ortel Mobile ne sera plus valide". On pouvait imaginer un changement de réseau ou un rachat de l'opérateur, ce que vient contredire l'information révélée le 29 décembre sur le site même d'Ortel : "Nous vous informons qu'il ne sera plus possible de recharger votre carte SIM dès le 24 janvier 2015. Ortel Mobile France arrête son activité le 24 avril 2015, au delà votre carte SIM ne sera plus utilisable."

Le nombre de clients d'Ortel Mobile France tournerait autour de 200.000 et de nombreuses demandes de portabilité vers les autres opérateurs sont à prévoir dans les prochains mois.

04/04/2014

Londres et le sud de l'Angleterre dans la pollution


Du sable en provenance du Sahara et des poussières fines venues d'Europe entraînent des niveaux de pollution records à Londres et dans le sud Angleterre
 
Les 3 et 4 avril 2014, les médias britanniques indiquent que le Royaume-Uni a subi un smog particulièrement important, notamment au cours des deux jours précédents. Le smog (de smoke et de fog) est un mot signifiant un brouillard constitué à la fois d'humidité et de pollution.
 
La raison de ce smog serait un mélange de particules venues principalement d'Europe continentale et du désert du Sahara. On a aussi pu le constater en France, par exemple en Haute-Normandie, les voitures stationnées en plein-air sont depuis quelques jours recouvertes d'une fine couche de poussière jaunâtre. Ce nuage, constitué aussi de particules fines aurait enveloppé l'Angleterre, avec Londres, des parties du sud-est, la région des Midlands et on parle même du Pays de Galles.
 
L'absence de vent serait aussi responsable de la situation, qui atteint parfois le niveau de 9 sur l'échelle utilisée qui en compte 10. Certaines régions expérimentent des niveaux de pollution jamais atteints jusqu'ici. ll est conseillé aux écoles de garder les enfants à l'intérieur dans les zones les plus touchées de l'Angleterre, tandis que les personnes âgées et vulnérables sont invitées à réduire la quantité d'exercice qu'elles font habituellement au dehors.


(sources : sites anglais dont : http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/health-news/saharan-dust-storm-will-plague-millions-warn-experts-9234661.html)

20/03/2014

Delphine Batho toujours opposée au diesel

"Complémentarité entre le nucléaire et les énergies renouvelable" mais Haro sur le diesel. Delphine Batho était reçue sur la chaîne Itlélé mardi 18 Mars 2014 dans le cadre de l'émission "L'Invité".

Au lendemain de l'unique journée de circulation alternée dans Paris et les communes de la grande couronne, l'ex-ministre de l'Ecologie et du Développement Durable était l'invitée sur Itélé du journaliste Olivier Galzi. La députée des Deux-Sèvres a été d'abord interrogée sur les questions d'actualité, notamment l'intrusion de militants écologistes dans une centrale nucléaire, puis à propos de diverses réactions politiques à cet événement. Delphine Batho a ensuite réagi aux questions d'Olivier Galzi au sujet de la pollution de l'air des jours précédents.

"Le nuage de pollution de ces derniers jours, il est essentiellement lié à la circulation automobile"

Un avis de pollution aux particules fines a en effet été émis par les autorités compétentes dès l'apparition des premiers rayons de soleil et après trois mois de pluie il était demandé aux français de rester chez eux. Jeudi 13 mars, une carte de France était diffusée sur les chaînes d'info, montrant une prévision de pollution pour plus de la moitié du pays. Une alerte rouge d'un niveau juste inférieur au niveau maximal plutôt inquiétante. Pour l'ex-ministre, cette pollution est essentiellement liée à la circulation automobile.

Lors de son entretien avec Olivier Galzi, Delphine Batho a indiqué être en faveur d'une "complémentarité entre le nucléaire et les énergies renouvelables" et, comme on peut le constater à partir de la 4e minute de la vidéo, la députée s'est vivement exprimée contre la motorisation diesel, selon elle "cancérigène". Ne prenant pas en compte les chiffres de l'ADEME indiqués par le journaliste d'Itélé (circulation automobile 14%, chauffage 31%, industrie 31%) ni la possibilité d'une pollution qui viendrait d'Allemagne à cause de la combustion du charbon, Delphine Batho a déclaré : "...Faut arrêter d'aller chercher des excuses et des prétextes qui sont, excusez-moi l'expression, bidons, sur la pollution qui viendrait d'ailleurs".



Mes remarques :
Les écologistes se sont battus durant des années pour mettre en évidence ce qui heureusement ne fait plus aucun doute maintenant, à savoir que n'importe quelle pollution d'envergure (eau, air, radioactivité) n'a pas de frontières, qu'elle peut juste être ralentie ou déviée par les courants (air, eau) ou le relief. Avec les vents, du sable vient parfois d'Afrique du Nord jusqu'en Normandie.
Il n'est pas question ici de l'empreinte carbone, ni des polluants de l'air, on fait feu sur les particules fines. Un problème réel. Mais.
Qu'a-t-on vu ? Le premier jour de soleil, vous arrivez pour prendre votre voiture le matin, on vous dit qu'il y a de la pollution. Honte à ceux, et ils ne sont pas la majorité, qui se lèvent à 4h ou 5h du matin pour vous ! Ils ne sont vraiment pas raisonnables de rouler avec une vieille voiture diesel. Pas plus que les chauffeurs routiers ni même les péniches sur la Seine. On constatait une absence de vent les premiers jours de la semaine avec un vrai beau temps et de la chaleur. Puis, par l'effet de cette chaleur un réchauffement du sol gorgé par les fortes pluies de ces derniers mois, provoquant du brouillard.
Qu'il y ait eu des retombées de poussières fines (notamment sur les voitures) est incontestable et que les gouttelettes de brume aient contenu des poussières selon les endroits n'est pas impossible (c'est même habituel). Attribuer tout cela aux automobiles, dont le parc n'a jamais été aussi neuf (et répondant de facto aux normes EuroV) 60% (?) de la carte de France, y compris les forêts, lacs, champs, n'est pas raisonnable. Delphine Batho s'en prend aux diesel, précisant (sauf erreur) une seule fois "les vieux diesel". Et elle s'oppose aux Bonus de l'Etat. Ici, soit c'est aux bonus d'avant - ceux ayant permis aux propriétaires d'un ancien d'en changer pour un aux normes sinon ils l'auraient gardés - et il est un peu tard, soit c'est au bonus de maintenant qu'elle s'oppose, celui qui ne représente plus que quelques dizaines d'euros.
L'ex-ministre n'a pas non plus précisé pour les hybrides diesel, comme chez PSA. Rares vieux diesel, nouveaux avec filtres ou hybrides diesel, les met-elle tous sur le même plan ? Compte tenu de l'aversion de Mme Batho pour les diesels, ne parlons donc pas du chauffage au fuel, ni dans les habitations ni dans l'industrie. Enfin, n'importe qui effectuant des achats au supermarché, à la supérette ou par Internet a une forte possibilité que les produits aient été livrés ou qu'il soient livrés par un camion ou un véhicule léger roulant au diesel. A réfléchir.